Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

au sujet du seonmudo ,du zen et de mon expérience de pratique

seonmudo muwha school

ZEN: Compassion envers soi d’abord. S’accepter comme coule l’eau de la rivière.Part1

Le mot zen = méditation. Du sanscrit Dhyâna ; désigne l’état méditatif dans le bouddhisme indien. Devenu d’abord T’chan en chine. Au delà des différences de pratique d’un pays à l’autre il existe un corps de texte et de principes. le MAHAYANA ;LES VŒUX DE BODHISATTVA la nature de bouddha et l’idée de l’éveil .le zen ou seon relève du développement de soi, d’une expérience pratique qui permet de regarder la vie en face ,faire preuve de plus de sagesse et de compassion dans ses actes. On y parvient en apprenant le non-acte.
Le Mahayana ou Grand Véhicule
Les grandes écoles zen et le Sonmudo appartiennent à cette tradition. C’est un mouvement large qui réunit différentes approches de la recherche spirituelle.
Le zen n’est pas réservé à la communauté monastique. Il s’adresse également aux laïcs.
Tout le monde peut suivre cette voie quelque soit son statut, sa religion, sa croyance, ses connaissances. Le bouddhisme du Mahayana se caractérise par l’idéal du bodhisattva.(c’est l’être qui se destine à l’éveil.)
Il pratique les six paramitas
-générosité
-moralité
-patience
-effort
-méditation
-sagesse
Paramita : qui atteint l’autre rive. Est souvent traduit par « perfection ». En cultivant les 6 vertus on atteint l’autre rive- celle de la délivrance. Ceux qui se consacrent à cette vie de pratique font ce qu’ils appellent les 4 grands vœux. C’est psalmodié au début et à la fin des cérémonies bouddhistes. C’est un peu le fondement le « béaba » de la pratique.

Si innombrables soient les êtres
Doués de sentiment, je fais le vœu
De les sauver tous.
Si inépuisables que soient les passions,
Je fais vœu de les détruire.
Si incommensurable que soient les saintes doctrines, je fais vœu de les étudier. Si inimitables que soient les voies de bouddha, je fais vœu de les accomplir.

Dans le zen compassion rime avec sagesse .les 2 sont indissociables. La compassion est donc la manifestation d’une intention a la fois désintéressée et sage. Agir ave compassion c’est être à l’écoute des besoins d’autrui et avoir conscience de ses propres limites.
N me dit souvent –oui mais c’est très égoïste de s’asseoir et de méditer ; je réponds qu’il faut d’abord et en permanence s’écouter et s’étudier pour pouvoir se tourner vers les autres et donner.
LA NATURE DE BOUDDHA
Dans cette forme du zen le sutra de l’avatamsaka est très influant. il est dit que tous les êtres sensibles sont des bouddhas et que tous les bouddha sont des êtres sensibles.

Par ailleurs « le bouddha est l’esprit, l’esprit est le bouddha. »…
Le zen réfute l’idée que l’éveil est un état quasi inaccessible. Cette vision est trop décourageante pour celui qui souhaite entreprendre cette quête.
Considérons l’instant présent. Développons, aiguisons nos sens. Le zen n’a pas pour but de transformer l’individu en idéal parfait mais plutôt de l’aider à vivre ce qu’il est et ce qu’il peut devenir dans ses moments de grandeur, d’élévation.

Même Mère Térésa avait ses failles, .ses faiblesses, ses doutes, ses envies mais elle était dotée d’une immense compassion. Les voiles de l’attachement ne seront jamais levés. Mais à travers une pratique régulière, graduelle on peut avancer sur la voie du zen. Le résultat n’est pas garanti. Il est aussi facile de dire qu’il faut lâcher prise qu’il est difficile d’y parvenir. Dans la tradition zen il est souvent fait mention de l’éveil. Il ne faut pas y penser dans la pratique. Ça viendra ou pas. C’est comme un poisson qui cherche l’eau et se rend compte qu’il nage dedans. la pratique est basé sur un trépied : moralité, méditation, sagesse...


Et appliquer des principes de base nécessaires à toute vie en société. Ne pas tuer…voler…
Lorsqu’on pratique la méditation on pratique la concentration et l’interrogation. La concentration aide à apaiser l’esprit, tandis que l’interrogation aide à l’éclaircir. Pour calmer on se concentre sur la respiration (pranayama) (voir histoire du grand Maître yang Hik. On peut se concentrer aussi sur un sujet. Il peut s’agir des termes d’une question (huatou).le but de la concentration est de garder le plus longtemps possible l’esprit fixé sur le sujet de la méditation. (Difficile…car pensées aiment vagabonder…)
Milles pensées vous donnent milles fois l’opportunité de revenir à la question…
La concentration et le fait de revenir à son objet à un triple effet. Esprit plus tranquille, conscience accrue de soi .chaque fois qu’on se re-concentre l’attention n’est pas uniquement porté sur la question ou le souffle mais sur l’instant présent. Cet effet permet de se sentir vivant et présent, entrain de vivre sa vie, son être….questionnement, approfondissement et lucidité ; ce processus empêche l’esprit de s’émousser….si on cherche à détendre l’esprit c’est pour mieux éclaircir ses idées, affûter sa réflexion. Lentement on apprend à porter un regard différent, plus large sur le monde.

La sagesse autre objectif…n’a rien à voir avec le nombre de livre qu’on a lu ou la quantité de connaissances intellectuelles amassée. Il s’agit de …perception. Percevoir ce que les bouddhistes nomment impermanence, insatisfaction, vacuité ou …non-soi…lorsqu’on a un problème on se dît qu’on en sortira jamais et ça rend très anxieux….comment supporter les drames autours de soi ?rien ne dure bien longtemps, ni les sensations, ni les pensées, ni même le monde autours de nous..Lorsqu’on accepte cette idée on ouvre la porte à un éventail de possibilités pour soi et les autres. Combien de fois ne s’entend-on répéter : -c’est toujours comme ça avec toi…dés qu’un disciple du zen entends dire toujours…il s’interroge ; « est ce vrai ou même possible ? »
LACHER PRISE
Grâce a une certaine sagesse née de la reconnaissance de l’impermanence, on se rend compte que ses amours, ses amis, sa famille, ses biens, son emploi sa maison ….etc….ne sont là que pour très peu de temps et ne pourrons nous apporter un bonheur durable -même si on se laisse tenter à espérer le contraire. On se donne du mal à obtenir certaines choses voiture… emploi, changer de partenaire….combien de temps faudra-t-il avant que la frustration ne réapparaisse ?comprendre cela permet de ménager ses efforts, d’apprécier davantage ce qui est et de s’en satisfaire.
TOUT EST SOURCE D’EVEIL
Le dernier aspect de la sagesse est de comprendre la vacuité et le non-moi. Le zen n’est pas une doctrine qui prétend que tout est vide ou que nous n’existons pas. Au contraire, il suggère que nous n’existons pas de manière indépendante mais en lien avec notre environnement….gênes familiaux, culture…etc…il existe donc un soi absolu et un soi relatif. Nous sommes tant de chose…père mère, frère sœur, fille fils, amies, clients…tant de sentiments et d’humeurs. Prendre conscience de la vacuité, c’est prendre conscience que rien n’existe séparément et …qu’il n’y a rien à saisir. Quand nous respirons, le monde entre par nos narines notre bouche et nos pores. L’enseignement de la vacuité (attention de ne pas tomber dans le nihilisme) nous rappel que les êtres et les choses ne sont pas un bloc figé et qu’ils ne sont pas non plus si distinct (indépendants) qu’on le pense .le Maître Dogen (maître zen jap du 12eme fonde l’école joto) résume ainsi :
La voie du bouddha
C’est se connaître soi-même
Se connaître soi-même
C’est s’oublier soi-même
S’oublier soi-même
C’est être éveillé à toute chose

Chacun a ses raisons d’aller vers la pratique du zen…un ami, une rencontre, un livre, la quête d’une certaine spiritualité…au début lorsqu’on s’assoit pour méditer, l’esprit tranquille et lucide, on a l’impression de rentrer chez soi. On éprouve un bien-être simple. Et…petit à petit on se rend compte à la fois du chemin à parcourir et en même temps de l’accroissement de son potentiel. Lorsque je regarde le chemin parcouru par mon maître, au début il y a quelques années je rejetais son attitude, la simplicité de son discours, le développement du temple….et je me suis rendu compte petit à petit que c’est juste qu’il voulait rester à la portée de tout le monde, qu’il avait foi en son action. C’est porté par la foi qu’il a lui-même développé qu’il a bâtit son enseignement , et qu’il sait qu’en chacun de nous il y a le potentiel de bouddha. C’est à nous d’avoir foi en nous même. le zen est donc aussi la croyance en nous-même…il faut juste un peu de courage …qui d’ailleurs va se développer avec la pratique…le courage des bonnes habitudes et de chasser les mauvaises
Si dans le langage courant le doute signifie hésitation dans le zen ça signifie questionnement pour le dépasser. La foi (en soi) en sa pratique pour s’encrer, le doute, le questionnement pour s’ouvrir et avancer. Ce n’est pas une recherche intellectuelle mais d’une quête qui va prendre en compte tout notre être .le zen encourage à garder son esprit novice. Ne pas mettre des réponses mais des questions »qu’est ce que c’est » …pour entretenir la flamme.
EN COREE la pratique intègre généralement la pratique du koan « qu’est ce que c’est ? »
 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article